Les baguettes de sourcier
LES BAGUETTES DE SOURCIER
Au moyen âge, certains sourciers étaient persuadés que telle ou telle vertu était attachés à l’instrument en fonction de leurs formes ou de leurs matières… En Provence on choisissait une petite branche d’olivier, ailleurs on utilisait une branche de noisetier en forme de Y ce que les sourciers appelaient le coudrier. Le lilas ou le tamaris étaient également très prisés et faisaient largement l’affaire. Mais pour le grand public, seul le nom de coudrier est resté gravé dans les mémoires, à travers les époques.
En réalité, personne ne connait l’origine de la baguette de façon très exacte, et on tente au travers de récits très anciens de déterminer à quel moment elle est apparue pour la première fois. Certains remontent à la bible, Moise ayant fait jaillir de sa baguette l’eau d’un rocher, d’autres à l’époque des Pharaons.
La façon de la tenir était aussi variée que le nombre de modèles existants– droite, courbée, en fourche-, tenue entre les mains, les pouces, à hauteur des épaules ou du bassin…
La liaison entre les mains, la baguette et le cerveau reste quelque chose de très subtil, car la tenue de celle-ci demande à la fois fermeté, mais aussi douceur, un paradoxe délicat. Elle doit être perpétuellement en équilibre instable. Le sourcier doit impérativement se mettre en condition avant sa recherche par une bonne convention mentale.
À y regarder de plus près, on constate surtout que ces baguettes ne sont en réalité que des amplificateurs du ressenti sourcier, et qu’elles n’ont aucun pouvoir particulier. Il n’y a pas de radiesthésie sans radiesthésiste.
Michel Hennique et son livre *Sources et sourciers*